L'extraction minière sur le territoire communal remonte au 13ème siècle. En 1590 est créée la première compagnie d'exploitation des mines de la Vallée par Abraham Descours. En 1822, les mines de la Vallée sont réunis dans "la compagnie des mines de Portes et Sénéchas". A cette date sont construits ; le magasin des mines de la compagnie, des lavoirs, des logements de mineurs, ainsi que des bureaux. A partir de 1854, le charbon extrait à La Vernarède sert à l'alimentation et à l'éclairage des ports, docks et rues de Marseille. A cette même date, Jules Mirès acheta la concession de Portes et Sénéchas. L'acte de fondation de La Vernarède date du 29.11.1869 et le conseil municipal fût installé le 02.05.1870 et la mairie conférée à M. Roussellier, directeur de la société exploitant les mines, de 1870 à 1871. La population recensée en 1869 était de 3 005 habitants. La commune de La Vernarède fut créée à partir des parcelles de Portes, Le Chambon et Chamborigaud. Dès 1867, en remplacement des plans inclinés de La Canebière et du Pereyrol, encore visible de nos jours, le charbon est évacué par voie ferrés de La Vernarède à la gare de Chamborigaud, puis vers La Grand'Combe et les grands centres. Anciennement une ville, La Vernarède qui a compté jusqu'à 4 072 habitants, accueillait les ouvriers de la compagnie minière de Portes et Sénéchas qui exploitait le charbon sur son territoire. A partir de 1876, une centrale électrique fournit de courant continu à l'ensemble des installations. A cette même date, la mine employait 2 421 ouvriers. L'accident le plus important a lieu le 15 mars 1889, une explosion de grisou au Puits Central, provoque la mort de 21 mineurs. Pendant la première guerre mondiale, afin de faire face à l'occupation des mines du Nord du Pays, on intensifie l'exploitation : un flux migratoire étranger répond au besoin de main d'oeuvre. Certains quittent le village après la guerre, d'autres s'y installent définitivement. En octobre 1928, lors des pluies d'automne, le barrage de Chauvel, se rompit. Un flot dévastateur de 200 000m3 noya le Puits Sud et les Puits Central emporta presque tous les bâtiments d'exploitation. Plusieurs tentatives de pompage ont été entrepris en vain pour dénoyer les puits. On continua à enlever du charbon dans les parties hautes restées au sec. En mai 1946, a lieu la Nationalisation des mines de charbon. En 1953 est fermée le dernier Puits (Puits Sud) sur les quatres existants (Puits Central, Puits Sud, Puits Nord et Puits 3). A cette date, il n'y a plus de travail au fond des mines de La Vernarède. Le travail en surface continue jusqu'en 1954. En 1961, toutes les installations subsistant à proximité des carreaux de mines sont détruites, les voies ferrées et les rails déposés. Aujourd'hui, de ce passé minier, il ne reste presque plus rien de visible. Seuls quelques vestiges subsistent de l'ancien chemin de fer, aux lieux dits de La Canebière et au Péreyrol.